Chapter 1

Chapter 1
FIC TERMINEE ! (Je tenais juste à le signaler, ça donne plus envie de lire des fois quand on sait qu'on n'aura pas à attendre 107 ans après les premiers chapitres =) Donc voili voulou)

BESOIN DE VOS AVIS ICI AU DERNIER ARTICLE


- Présentez-vous.
- Nous sommes le groupe allemand Nevada Tan. Nos noms sont Timo, Franky, Linke, David, Jan et Juri. Nous mélangeons du rock avec du rap et nous avons aussi des influences classiques et Hip-Hop.

Pourquoi a-t-il fallu que je mette cette chaîne ? Et je sais que je ne changerais pas. Tu n'as pas changé Franky. Toujours aussi... Enfin, toujours toi. Et bien sûr, comme à chaque fois que je te vois à la télé, je me sens nostalgique et je me mets à penser à cette époque, pas si lointaine, où l'on sait connu...

- L'histoire de votre nom est un peu choquante. Pourquoi l'avoir tout de même choisi ?
- Le nom vient presque toujours sur le tapis, comme maintenant d'ailleurs, cela permet d'attirer l'attention sur des problèmes, comme ceux que Nevada Tan avait, par exemple la pression scolaire. Notre avis est que l'on ne fait pas assez attention aux problèmes des jeunes.

Oui, c'est vrai que tous les six, vous vouliez choisir ce nom à cause de l'histoire de cette petite qui a assassiné une camarade. Vous y teniez beaucoup.

- Quelles sont vos influences ?
- La vie, les films, l'art, la musique.
- Comment avez-vous été découverts ?
- Un stagiaire de Universal nous a vu lors d'un Show Case et au concert suivant, il y avant son chef qui nous regardait.

Ah oui, je m'en souviens, j'étais même là, à vous encourager. Je me souvient de Timo, hyper stressé, persuadé qu'il allait se planter et qu'il avait oublier son texte.

- Vous mélangez beaucoup de styles de musique, comment avez-vous eu cette idée ?
- C'était moins une idée qu'une conséquence logique du long travail que nous avons eu tous ensemble en mélangeant toutes nos influences. David et Timo se connaissent depuis 16 ans. David jour du piano et écoute du rock, Timo a grandit en écoutant du Hip-hop.
- Comment vous sentez-vous après ce succès si rapide ?
- C'est génial que tant de gens écoutent notre musique. Nous nous éclatons et nous sommes assez fier de tout ça.
- Quand ferez-vous une grande tournée ?
- Nous sommes en ce moment en train de faire une tournée d'une taille assez conséquente en Allemagne, en Suisse et en Autriche. Nous ferons une tournée des pays Européens cette année.
- Que pensez-vous de la France ?
- C'est un joli pays avec des femmes magnifiques.

Timo, toujours égal à lui même. Même connu, il ne peut pas s'empêcher de dire qu'il aime les femmes. Mais bon, c'est le petit Don Juan du groupe.

- Avez-vous quelque chose à dire à vos fans français ?
- Merci de nous soutenir autant. Nous viendrons très certainement en France pour des concerts.

Et j'y serais. Vous voir est une chose que je rêve de faire depuis que je suis partie. Te voir. C'est incroyable de voir à quel point tu m'as manqué tout ce temps. Moi qui pensait que j'irais mieux avec le temps. Mais plus le temps passe, plus ce manque me ronge...

- Nous allons maintenant diffuser une de vos chansons. Wie Es Ist. Quelle est le message que vous essayez de passer dans cette chanson ?

Je te vois baisser les yeux et prendre le micro. Que vas-tu dire ? Cette chanson, quand je l'écoute me fait pleurer. Je pense à toi, à moi, au nous qu'il y avait et je souffre.

- C'est une vielle histoire. Qui n'a jamais regretté d'être séparé de la personne que l'on aime ?
- Lequel d'entre vous est le plus touché par cette chanson.
- Et bien, je peux clairement dire que c'est moi.
- Pouvez-vous en faire part à nos téléspectateurs ?
- Nous ne sommes pas venus ici pour parler du passé. C'est arrivé, et c'est terminé. J'ai tiré un trait.

Tu... Tu as osé... Tu as osé dire ce que moi-même je t'ai dit pour que je puisse te laisser. Ce mensonge qui me hante...

« Ecoute Franky, c'était bien. Mais voilà, c'est arrivé, et c'est terminé. Je ne t'aime plus, arrêtons tout »

Peut être a-t-il essayé de m'atteindre à travers ses paroles ? Non, il ne sait pas que je vis en France maintenant.

- Mais alors, si c'est vraiment du passé, pourquoi l'avez-vous écrite ?
- Je l'ai écrite, parmi nos premier chansons. Elle a plus de deux ans.

Oui, ça fait déjà deux ans. Mais ton souvenir me hante et te voir ainsi, sourire à la caméra, comme si tu me souriais à moi... ça me fait mal.

- Très bien. En tout cas, j'ai été ravie de vous avoir aujourd'hui sur mon plateau. Revenez quand vous voulez. Donc, comme je vous l'ai dit, pour terminer l'émission. Voici Wie Es Ist.

Et la musique démarre, mais j'éteins la télé. Non, je dois me montrer forte et ne pas pleurer. Pas encore. Trop de larmes ont été versé. Tout ça à cause d'elle. J'ai bien fait de la quitter dès que j'en ai eu la force et les moyens...

--0--

Alors ce premier chapitre? Je continue ou pas?
5 coms et vous avez la suite ^^

# Online seit Sonntag, 07. Oktober, 2007 um 10:00

Geändert am Donnerstag, 17. Juli, 2008 um 15:19

Chapter 2

Chapter 2
Je suis en week-end et donc, je ne travaille pas aujourd'hui. Je sors de mon lit et je file dans la salle de bain. Une fois douchée, je m'habille et je me prépare un petit quelque chose à manger. C'est là que mon téléphone sonne.

- Allô ?.
- Hailey ? C'est moi.

William. La seule personne de qui je sois vraiment proche maintenant. Il m'a aidé, au début, a payer mon appartement. D'ailleurs, il habite juste en face de chez moi et c'est aussi lui qui m'a trouvé une place dans le bar où je travaille.

- Will ? Tu es trop feignant pour faire le déplacement ?
- Non, je ne suis pas chez moi, c'est tout.
- Ah d'accord. Et je peux savoir où tu es ?
- Oh, une jeune fille que j'ai rencontré hier.
- Pardon ?
- Je plaisante ! Je suis juste partie tôt ce matin ! Tu sais bien que ce n'est pas mon genre !

Ai-je omis de signaler que Will est gay ?

- Oui, c'est vrai. Bon, alors pourquoi est-ce que tu appelles ?

Je ne lui ai jamais parlé de Frank, ni des autres. D'ailleurs, je n'ai rien dit de ma vie d'avant.

- Tu fais quoi cette après-midi ? Et demain, et toute la semaine à venir ?
- Je ne sais pas... Je travaille tiens ! D'ailleurs toi aussi !
- Oui, mais non ! J'en ai parlé au patron et il n'y a aucun problème.
- Mais enfin Will, aucun problème pour quoi ?
- Nous partons, une semaine, en Allemagne !
- Quoi ? Pourquoi ?!
- Pour prendre des vacances !

N'a-t-il donc aucun autre lieu à me proposer ? L'Italie par exemple ? Tout sauf l'Allemagne !

- L'Allemagne ? Tu n'as donc pas d'autres endroits ?
- Pourquoi ? t'as quoi contre l'Allemagne ?
- Et toi ? Pourquoi tu veux aller dans ce pays ?
- Je ne sais pas. Peut être parce que j'ai déjà réservé.
- Où ?
- A Neumünster.
- Quoi ?!
- Je sais que tu ne vas pas aimer. Ecoute, je me suis renseigné, un peu, sur ton passé dont tu ne m'as jamais parlé.

Quoi ?! Comment a-t-il pu me faire ça ?!

- Je savais que tu étais Allemande, vu ton accent. Et maintenant, je sais de quelle ville tu viens. Je me suis dit que ça te plairait de retourner dans la ville où tu es née.
- Ça ne me plaît pas Will. Pas du tout ! Je... J'y ai eu une vie qui ne m'a pas vraiment plu. Et je ne veux pas y repenser.
- Je... Je suis désolé, je pensais te faire plaisir. Tant pis, je n'ai plus qu'à retirer ma réservation à l'hôtel.

Même au téléphone il réussit à m'avoir ! Et ça, il le sait !

- Non, c'est bon...
- C'est ok alors ?
- Oui...
- Cool ! Je passe te chercher à 15h ! Soit prête !
- Une semaine ?
- Une semaine.
- Ok... A tout à l'heure.

J'espère que je ne fais pas une erreur. Mais après tout, le groupe est en tournée, ils l'ont dit hier... Je ne devrais pas les croiser. Ils n'habitent peut être plus là. Je ne sais pas grand chose d'eux, maintenant... Alors qu'avant, je les connaissais comme si je les avais fait.
Reposant le combiné, je retourne dans ma chambre pour préparer mes affaires. Mon regard se pose alors sur ma table de chevet, où je sais que dans un des tiroirs, se trouve une photo de cette époque. Et involontairement et sans vraiment comprendre comment, je me retrouve avec cette photo dans les mains. J'y suis, toute souriante, entourée des six garçons. On avait passé une petite après-midi ensemble et on avait immortalisé l'événement. Je sortais déjà avec Franky et je suis dans ses bras d'ailleurs. Je n'ose alors pas la remettre dans le tiroir et, sortant mon portefeuille, je l'y met. Je sors ensuite un grand sac de mon armoire et j'y mets mes affaires. Quand il est prêt, je le porte jusqu'à l'entrée. Il est 14h. Et je me mets devant la télé, en attendant Will.
C'est quand j'entends mon téléphone que je sais qu'il est l'heure. J'attrape mon sac et en sortant je réponds :

- Will ?
- Ouais.
- J'arrive !
- Tu as besoin d'aide ?
- Non. Ne t'inquiète pas, j'arrive.
- Ok. Je t'attends.

Comme on ne gagne pas beaucoup, on s'est acheté une voiture pour deux. J'ai encore du mal à croire qu'il a pu retrouver ma ville natale. Et encore moins, que je vais y retourner, après deux ans.
Une fois en bas, je glisse mon sac dans le coffre à côté du sien, puis, je monte.

- Salut, alors prête pour le voyage ?
- Je ne sais pas Will. Beaucoup de chose s'y sont passés. Tant de choses que j'aurais souhaité oublier...
- Et si tu me racontais tout ?
- Le trajet sera long. Alors je pense que j'aurais suffisamment de temps. Ça fait deux ans qu'on se connaît, oui, je vais tout te dire.

Et inspirant un grand coup, je me prépare à tout déballer...

# Online seit Dienstag, 09. Oktober, 2007 um 00:44

Geändert am Dienstag, 09. Oktober, 2007 um 01:25

Chapter 3

Chapter 3
- Mon père est mort, alors que j'avais 11 ans. Ma mère ne s'en est jamais remise. Et malgré moi, elle s'est mise à croire que c'était de ma faute, que j'étais responsable.
- Il est mort comment ?
- Le cancer.
- Ah.
- Et alors qu'elle comptait beaucoup pour moi, elle s'est mise à changer, à me détester... J'ai donc commencé à avoir une vie de merde. Ma mère faisait tout pour que je craque. Même avec mes notes, aussi excellentes qu'elles auraient pu être, elle y trouvait toujours quelque chose à redire.
- Mais alors, la seule responsable, c'est ta mère ! Donc, mis à part elle, rien ne t'empêche d'aller à Neumünster, à moins qu'elle y vive toujours.
- Non, nous avons déménagé toutes les deux.
- Alors... ?
- Laisse moi finir William. Un jour, j'ai... Rencontré quelqu'un. Un nouvel élève qui venait d'emménager. Et de fil en aiguille, je me suis rapprochée de lui. On avait 16 ans, on était jeunes, des rêves plein la tête. L'espoir de faire un bout de chemin ensemble...

Malgré moi, des larmes, silencieuses, se mettent à couler sur mes joues.

- Hailey...
- Non, laisse moi finir, je n'ai encore jamais dit ça, à personne.
- Alors soulage toi...
- Mais alors que tout semblait parfait, ma mère m'a annoncé que l'on allait déménagé... Qu'elle ne le supportait pas et que pour que tout se termine, elle voulait qu'on déménage. Donc après six mois ensemble, elle me demandait de le quitter...
- Et malgré toi...
- Oui, malgré moi, je savais que le destin en avait décidé autrement, pour Franky et pour moi. Je l'aimais, mais je savais qu'on ne se reverrait plus. Et je me suis imaginée que si on n'était plus ensemble, la séparation aurait été plus facile...
- Mais...
- Mais la séparation c'est beaucoup moins bien passé que je ne le pensais... J'ai dû mentir, lui dire que je ne l'aimais plus. Alors que c'était faux. Et quand il m'a demandé de le regarder dans les yeux, de lui dire que je l'aimais, je n'ai pas pu. Et j'avais les larmes... Les larmes qui coulaient quand je me suis éloignée de lui. Tout comme elles coulent maintenant... J'avais mal. Je n'arrivais pas à croire ce que je venais de faire et mon c½ur me faisait comprendre... Que je faisais une erreur. Mais je ne pouvais pas revenir en arrière, ça nous aurait détruit. Et je l'étais suffisamment. Je ne pouvais même pas me retourner, pour le regarder une dernière fois, pour qu'il ne voit pas que je mentais...
- Et après ?
- Après, je me suis un peu éloignée de ma mère. Et quand j'ai déménagé, personne ne la sut. Je les ai tous mis sur le fait accompli. Je n'aurais pas supporter de voir Franky, ou Timo, ou un autre de la bande... Et quand j'ai voulu leurs téléphoner, pour prendre des nouvelles, ma mère m'a arraché mon téléphone en me disant que je devais recommencer ma vie... Oublier, ces « crétins » comme elle les appelé. Et j'ai donc du les oublier, ou du moins, faire semblant.
- Et tu n'as plus de nouvelles depuis ?
- Si... J'en ai eu. Ils avaient monté un groupe il y a deux ans. Et ce groupe est devenu célèbre.
- Ah oui ?
- Nevada Tan qu'il s'appelle....
- Ah oui, j'en ai entendu parler.
- Au moins, je sais qu'ils ont réussi, qu'ils ont réalisé leur rêve. Et je sais qu'ils vont bien. Moi, je comprenais qu'ils ne me cherchaient pas, je les ai abandonné. Et ils m'on sûrement oublié... Pendant deux ans, je me suis mise à économiser pour pouvoir partir loin. Et à mes 18 ans, le jour même, je suis partie. Et même si cette femme était toujours ma mère, je ne la considérais plus comme telle. Elle a toujours tout fait pour faire de ma vie un enfer. Pour que je puisse sortir avec Franky, il a fallu que je fasse des concessions. Et quand elle a vu que j'étais heureuse... Elle a tout fait pour que ça foire... Maintenant, j'ai un travail, un appartement. Je suis libre. Et j'ai essayé d'oublier cette histoire. Mais je n'y suis jamais arrivée. Et les voir, à la télé, ne me facilite pas la tâche...
- Tu penses donc encore à lui ?
- J'aimerais le revoir, juste une fois. Lui parler, le prendre dans mes bras. Je sais que c'est impossible, mais c'est le rêve que je fais depuis deux ans et j'espère qu'un jour, il me pardonnera...
- Si tu lui dis tout ça, je pense qu'il pourrait te pardonner.
- Merci. Mais tu es mon ami, tu n'aurais pas dit le contraire.
- Oui, peut être. Dis moi, tu es toujours pareille ou tu as beaucoup changé ?
- J'ai changé.

En regardant dans un miroir de mon sac, j'ajoute.

- Mes cheveux sont plus longs, ils étaient raides alors que maintenant, ils sont bouclés un peu. Et j'ai perdu du poids. Mes joues sont un peu plus creusé. J'avais des lunettes aussi. Maintenant, je porte des lentilles.
- Ah oui ?
- Oui. Si je te le dis !
- C'est vrai.
- Je ne sais pas s'il me reconnaîtrait.
- Je pense. Ah et puis il y a ton tatouage aussi !

Oui, je me suis fait tatouée. Une petite phrase autour du poignet droit « Seule avec les autres ». Je n'avais pas beaucoup d'argent, mais cette phrase m'avait tout de suite plus, et sur une pulsion, je me le suis faite faire. Ah, et le tatoueur m'aimait bien sûrement. Sur l'autre poignet, il m'a fait, gratuitement une étoile et une plus petite à côté.

- Oui, mes tatouages.
- Ah oui, c'est vrai. Seule avec les autres...
- Oui.
- Nous sommes presque arrivés.

Déjà ? Je n'ai pas vu le temps passer. J'ai peur. Peur de le croiser au détour d'une ruelle, sans le faire exprès. Et pourtant je sais que ça n'arrivera pas... Avec Nevada Tan, il est clair que maintenant, je ne le croiserait pas. Ça fait deux ans, mais quand je pense à toi, c'est toujours pareille. Loin des yeux, loin du c½ur, dit le proverbe. Et bien il faux. Je crois, que je t'aime encore.

--0--

Alors? Bien pas bien?
Dîtes moi tout ! XD

# Online seit Mittwoch, 10. Oktober, 2007 um 07:12

Geändert am Donnerstag, 11. Oktober, 2007 um 04:35

Chapter 4

Chapter 4
Je reconnais les lieux. Rien n'a changé. Nous nous garons devant un hôtel et je ne peux pas résister :

- Will, ça te dérange si...
- Si tu vas faire un tour ? Non, tu le sais. Je monte tes affaires.
- Merci.

Et je m'éloigne. Mes pas, malgré moi, m'amène là où j'habitais avant. La couleur de la façade est différente. Mais sinon, c'est la même maison. Je continue d'avancer et je me retrouve devant chez Timo. Un coup d'½il à la boîte aux lettres, me prouve que les Sonnenschein habite toujours là. Aurais-je le courage de frapper à la porte ? Non. Et ça, c'est clair.
Ainsi, je passe devant chez Jan, Juri, Linke et David dont les familles n'ont pas bougé. Si eux sont toujours là, je ne le sais pas. Il ne me reste plus qu'une maison. Mais je n'en ai pas le courage. Trop de chose me revienne en tête... Mais inconsciemment, je m'y rends quand même, soucieuse de savoir s'il habite toujours là.
J'en ai la preuve quand, m'approchant de la rue, de loin, je reconnais sa mère, en train d'arroser les fleurs de son jardin. Et je m'arrête, espérant qu'elle ne m'ait pas vu. Mais elle s'est arrêtée, et regarde dans ma direction. Je crois que je suis repérée et mes jambes tremblent tellement que je n'ose pas bouger.
Viviane Ziegler m'a toujours dit qu'elle m'appréciait et que Frank ne pouvait pas trouver mieux. Et elle a dû être déçue...
Elle se redresse, et en courant, je la vois s'approcher de moi, d'un pas rapide, criant mon nom qu'elle n'a donc pas oublié...

- Hailey ! Non, ne pars pas !

Que faire, rester ? Fuir ? Aurais-je le courage de lui parler ? De lui faire face ? Je décide de ne pas fuir, je l'ai assez fait. Elle arrive alors à ma hauteur et se jette dans mes bras.

- Tu m'as manqué ! Tu nous as manqué !

Je me raidis. Est-ce qu'il est là ?

- Bonjour Viviane.
- Mais, enfin, pourquoi ? Pourquoi aucune nouvelle ?
- Je ne pouvais pas.
- Et ta mère, comment elle va ?
- Je ne sais pas. J'ai coupé les ponts.
- Oh...
- S'il vous plait Viviane, dîtes moi qu'il n'est pas là.
- Non, Franky n'est pas là. Il a une répétition aujourd'hui, du moins. Mais il rentre dans une heure. Tu sais... Il ne s'est jamais vraiment remis de ton départ. Tu es la seule relation sérieuse qu'il n'ait jamais eu...
- Je... Oui, mais c'est finit.
- Ça n'est finit que quand on l'a décidé. Je connaissais ta mère Hailey. Je sais que c'est à cause d'elle que tu es partie.
- Je suis partie. Il est trop tard. N'en parlons plus.

Je baisse les yeux, ce sujet me fait mal. Et d'être en face de sa mère qui possède les mêmes yeux que lui, c'est encore pire.

- Tu te trompes Hailey. Es-tu revenue pour de bon ?
- Non, je ne suis là qu'une semaine. Je suis venue avec un... Un ami.

Si je laisse planer un doute, peut être qu'elle ne dira pas à Frank que je suis là. Peut être qu'elle croira que j'ai tourné la page. Puis-je le croire aussi ?!

- Ah. Donc tu as vraiment tourné la page.
- Euh... Oui. Alors... Il doit être content, son groupe devient célèbre.
- Oui ! Et ils ont déjà des fans !
- Ah ben tant mieux !

Viviane aime son fils, ça se voit dès qu'elle parle de lui. Elle semble si fière de lui...

- Je crois que je devrais y aller.
- Tu ne veux pas rester ? Tu pourrais... Attendre qu'il rentre.

Non ! Ne se doute-t-elle pas que c'est ce que je cherche à éviter ?

- Non, je ne peux pas. Ne lui dîtes rien. Je vous en supplie, ne dîtes pas à Frank que vous m'avez vu.
- Je...
- Je vous en pris !
- Je ne sais pas Hailey. Il m'en voudra si je ne lui dis rien.
- Mais si vous lui dîtes... Si vous lui dîtes, je vais être obligée de lui parler, de le voir... Je ne peux pas. Il... Il faut que j'y aille.

Et je m'éloigne. Mais à peine quelques pas plus tard, Viviane me dit :

- Tu sais Hailey. Je connais mon fils, si tu lui demandais, je sais qu'il ne dirait pas non. Quoi qu'il dise, je sais qu'il t'aime toujours. Frank est quelqu'un de bien. Tu es quelqu'un de bien.

Je baisse les yeux, sentant les larmes venir. Il ne peut pas m'aimer. Comment aimer quelqu'un qui vous a laissé tomber ?

Je me remets à marcher. Plus vite. Mais alors que je suis proche de l'hôtel où Will doit m'attendre, je percute quelqu'un.

- Hailey ?!

--0--

Moi sadique? Meuh non... XD
La suite après quelques coms ^^

# Online seit Freitag, 12. Oktober, 2007 um 00:34

Geändert am Freitag, 12. Oktober, 2007 um 01:16